Personnalités

A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z

 

A

  • Marie-Madeleine de Vignerot, duchesse d’ aiguillon

    (château de Glenay, Deux-Sèvres, vers 1604-Paris 1675).

    Fondatrice de l’hôtel-Dieu de Québec (1637)

  • enys Arcand

    Cinéaste canadien (Deschambault, Québec, 1941).

    D’abord attaché à l’Office national du film, ou il réalise des documentaires, souvent polémiques, il acquiert une renommée internationale avec le Déclin de l’empire américain (1986) et Jésus de Montréal (1989).

B

  • Saul Bellow

    Écrivain américain (Lachine, Québec, 1915).

    Influencée d’abord par Kafka (l’Homme de Buridan, 1944), son œuvre fait de l’inquiétude de la communauté juive, désireuse de s’intégrer à la société américaine, tout en préservant son identité, le symbole de l’angoisse générale du monde moderne (les Aventures d’Augie March, 1953 ; le Faiseur de pluie, 1959 ; Herzog, 1964 ; la Planète de M. Sammler, 1970 ; l’Hiver du doyen, 1985 ; le Cœur à bout de souffle, 1987 ; Tout compte fait, 1995 ; Une affinité véritable, 1997). [Prix Nobel 1976.]

  • Marie-Claire Blais

    Femme de lettres canadienne de langue française (Québec 1939).

    Marquant la rupture avec l’éducation et les valeurs traditionnelles (la Belle Bête, 1959), elle livre dans ses romans (Une saison dans la vie d’Emmanuel, 1965 ; les Nuits de l’underground, 1978 ; Visions d’Anna, 1982 ; l’Ange de la solitude, 1989) et ses drames (l’Exécution, 1968 ; Sommeil d’hiver, 1984) sa critique amère et désabusée d’un monde livré aux conformismes sociaux et esthétiques.

  • J.-Armand Bombardier

    Industriel canadien (Valcourt, Québec, 1908-Sherbrooke 1964).

    Inventeur de la motoneige, il a donné son nom à une entreprise qui se spécialise dans la conception et la production de matériel de transport en commun.

  • Paul Émile Borduas

    Peintre canadien (Saint-Hilaire, Québec, 1905-Paris 1960).

    Élève du peintre et décorateur d’églises Ozias Leduc, il se consacra à l’enseignement, découvrit le surréalisme vers 1938 et, en 1948, s’affirma le chef de file des « automatistes » de Montréal avec le manifeste Refus global. Sa peinture, spontanée, atteint un maximum d’intensité expressive à New York (1953), puis se dépouille à partir de 1955, à Paris.

  • Lucien Bouchard

    Homme politique canadien (Saint-Cœur-de-Marie, Québec, 1938).

    Fondateur (1990) et chef du Bloc québécois, il dirige l’opposition officielle au Parlement d’Ottawa après les élections fédérales de 1993. En 1996, il devient chef du parti québécois et Premier ministre du Québec. Il abandonne ses fonctions en janvier 2001.

  • Henri Bourassa

    Journaliste et homme politique canadien (Montréal 1868-Outremont, Québec, 1952).

    Député, fondateur du journal le Devoir (1910), il défendit les droits des Canadiens français et la cause catholique.

  • Robert Bourassa

    Homme politique canadien (Montréal 1933-Montréal 1996).

    Chef du parti libéral, il a été Premier ministre du Québec de 1970 à 1976 et de 1985 à 1994.

C

  • Gilles Carle

    Cinéaste canadien (Maniwaki, Québec, 1929),

    Auteur de fables réalistes ou utopistes (les Mâles, 1970 ; la Mort d’un bûcheron, 1973 ; les Plouffe, 1981 ; Maria Chapdelaine, 1983 ; la Guêpe, 1986).

  • Jacques Cartier

    Navigateur français (Saint-Malo 1491 ?-Saint-Malo 1557).

    Chargé par François Ier de découvrir par le Nord un passage vers la Chine et des terres riches en métaux précieux, il part de Saint-Malo en avril 1534 avec deux navires. Parvenu à Terre-Neuve en 20 jours, il gagne l’actuelle île du Prince-Édouard, puis la baie des Chaleurs et s’arrête à Gaspé ou il prend possession du territoire au nom du roi de France, en érigeant une croix (juillet 1534). Lors de sa deuxième expédition (1535-1536), il explore l’estuaire du Saint-Laurent dont il remonte le cours jusqu’à Hochelaga (site de Montréal). En 1541, François Ier le place sous les ordres de Roberval pour une troisième expédition à laquelle le roi assigne des objectifs de colonisation et d’évangélisation. Parti en 1541 avec cinq navires et vingt hommes, il s’établit près de Charlesbourg-Royal (près de Stadaconé [site de Québec]), commence la mise en valeur des terres et découvre des pépites et des pierres qu’il croit précieuses. De retour en France (1542), il subit une amère désillusion, son or et ses diamants se révélant, à l’analyse, pyrite et mica.

  • sir George Étienne Cartier

    Homme d’État canadien (Saint-Antoine-sur-Richelieu, Québec, 1814-Londres 1873)

    Député du comté de Verchères (1848-1854), il devint Premier ministre avec Macdonald (1857). Chef du parti libéral-conservateur, il fut l’un des artisans de la Confédération du Canada.

  • Henry Raymond Casgrain

    Écrivain canadien de langue française (La Rivière-Ouelle, province de Québec, 1831-Québec 1904)

    Prêtre (1856) et grand voyageur, il a animé la vie littéraire des années 1960 et célébré la nature et les mœurs de son pays (Légendes canadiennes, 1861), ainsi que les figures marquantes de son histoire.

  • Paul Chamberland

    Poète canadien de langue française (Longueuil 1939).

    Pratiquant un lyrisme révolutionnaire (Terre Québec, 1964), il a préconisé l’avènement d’une contre-culture.

  • Samuel de Champlain

    Colonisateur français (Brouage entre 1567 et 1570-Québec 1635).

    Sa première expédition en Nouvelle-France (Canada) [1603] le persuada de la nécessité d’entreprendre la colonisation du pays. Au cours d’un deuxième voyage (1604-1607) qu’il effectua comme cartographe de P. du Gua de Monts, il participa à la fondation de Port-Royal (aujourd’hui Annapolis Royal) [1605]. Nommé lieutenant de De Monts (1608), il fit un troisième voyage (1608-1610) au cours duquel il fonda Québec (1608), parvint jusqu’au lac auquel il a donné son nom (1609) et, allié aux Hurons, lutta contre les Iroquois (1609-1610). Lieutenant du vice-roi de la Nouvelle-France (1612), il réalisa en 1615-1616 sa plus grande exploration, atteignant les lacs Huron et Ontario, puis entama en 1620 la mise en valeur de la Nouvelle-France. Après avoir obtenu la restitution de Québec (traité de Saint-Germain-en-Laye, 1632), cédée aux Anglais en 1629, il reprit son œuvre de colonisateur qui lui valut le surnom de « Père de la Nouvelle-France ».

  • Sir Thomas Chapais

    Homme politique et historien canadien (Saint-Denis-de-Kamouraska, Québec, 1858-Saint-Denis-de-Kamouraska, Québec, 1946).

    Sénateur (1919), professeur d’histoire à Laval, auteur de plusieurs ouvrages, entre autres un Cours d’histoire du Canada (1919-1934).

  • Saint Charles Garnier

    Missionnaire jésuite (Paris 1606-Saint-Jean, Québec, 1649).

    Parti en 1636 pour le Canada ou il fut chargé d’évangéliser les Hurons, il fut massacré par les Iroquois. Canonisé en 1930.

  • Pierre Joseph Olivier Chauveau

    Écrivain et homme politique canadien de langue française
    (Québec 1820-Québec 1890).

    Premier ministre du Québec (1867-1873), il fut l’organisateur de l’enseignement primaire.

  • Leonard Cohen

    Poète, compositeur et chanteur de folk canadien (Montréal 1934).

    Anglophone dans un pays francophone, juif parmi les chrétiens, Cohen est issu d’un milieu très aisé de la grande bourgeoisie établie sur le Mont Royal. Dès le départ, il est dans la marge d’une marge… Sa première tentative musicale — les Buchskin Boys, fondés avec son ami d’enfance Mike Doddman — aura lieu en 1951, durant ses études littéraires à la McGill University. L’influence musicale est cajun /terroir/quadrille, mais la plume de Leonard prépare déjà son premier recueil de poèmes : Let Us Compare Mythologies, qui obtiendra un prix, le McGill Literary Award (Cohen lira certains de ses poèmes sur un album Folkways intitulé Six Montreal Poets). Son deuxième fascicule, The Spice Box Of The Earth, sera publié en 1961, suivi d’un premier roman : The Favorite Game (publié en France sous son titre original).

    Dans ce Québec agité par la fièvre francophone, Cohen est étrangement absent du contexte socio-politique. Dès 1959, il tourne ses pas vers le berceau de la civilisation, la Grèce. Partagé entre le monde antique et le Nouveau Monde, il va, tout comme Jack Kerouac — autre Québécois d’origine, mais de souche francophone celui-là —, finir ses études à la Columbia University de New York. En 1964, il publie un nouveau recueil de poèmes très controversé. Le titre en lui-même est déjà une provocation : Flowers Of Hitler (curieusement traduit en français par Des fleurs pour Hitler, alors que ce serait plutôt Fleurs d’Hitler) … L’ouvrage est à son tour primé et, deux ans plus tard, Cohen publie son second roman : Beautiful Losers (les Perdants magnifiques).

    La conscience profonde d’une génération. Cohen souhaite alors retourner à ses premières amours artistiques — la chanson — et, pour ce faire, il a l’intention de se rendre à Nashville. Mais avant même d’entamer le voyage vers le Sud, il rencontre à New York Albert Gossman, qui l’introduit dans le petit monde de Judy Collins. Elle sera sa première interprète (Suzanne et Dress Rehearsal Rag). C’est le légendaire John Hammond de CBS Columbia qui va alors le faire signer sur son label, tandis que Leonard prépare la sortie, fin 1966, d’un autre recueil de poèmes, Parasites of Heaven (recueil dont seront extraites les chansons Suzanne et Avalanche). En 1967, Cohen retrouve Judy Collins sur scène durant un concert donné contre la guerre du Viêt Nam, puis il se rend au Newport Folk Festival. L’année 1968 sera celle de sa révélation en tant qu’interprète, car l’album Songs Of Leonard Cohen sort enfin sur le marché. Dans un premier temps, et bien que classé dans les « charts » américains, l’album se fait surtout remarquer en Grande-Bretagne. Le second album, Songs From A Room, est produit par Bob Johnson en 1969. Le ton est désormais donné : orchestrations fines et sophistiquées sur une voix grave et mélancolique, qui berce l’âme de toute une génération en quête de son « moi » dans un monde qu’elle veut changer. L’effet est planétaire et, même si Cohen n’aura jamais des ventes de mégastar, il devient une figure culte qui, par la rigueur de son œuvre, transcendera la mythologie Peace And Love.

    En 1970, Cohen participe, en Grande-Bretagne, au mythique festival de l’île de Wight. Durant les quatre années qui vont suivre, albums et recueils de poèmes vont se succéder à une cadence étonnante. Songs Of Love And Hate, produit aussi par Bob Johnson, paraît en 1971, et Robert Altman utilise les chansons de Cohen dans le film McCabe And Mrs Miller. L’année d’après, c’est un nouveau recueil de poèmes, The Energy Of Slaves, suivi, en 1973, d’un album live enregistré à Paris : Live Songs. Le dernier album de cette période, New Skin For An Old Ceremony, fut produit par John Lissauer et marque une évolution vers un léger son rock, puis Cohen décide de prendre de la distance en s’offrant une retraite provisoire en Grèce. Le retour en 1977 est marqué par un album plutôt raté (Death Of A Ladies’Man, non pas dans l’écriture mais dans le choix du producteur. Au départ, l’idée semblait prometteuse : s’associer avec Phil Spector … mais le résultat est décevant. Cohen ira jusqu’à renier ce disque, et publier l’année d’après, comme une sorte d’exorcisme, un nouveau recueil de poèmes portant le même titre que l’album.

    Le talent qui dure. La suite de la carrière de Cohen va évoluer plus tranquillement. Avec l’arrivée de la génération punk qui n’a que faire de cette quête du sublime, Cohen connaît une traversée du désert, du moins en ce qui concerne les ventes. En 1984, il se tourne vers l’audiovisuel en écrivant et en dirigeant un film de trente minutes, I Am A Hotel, primé au Festival international de télévision. En 1985, tout s’emballe à nouveau avec la sortie de l’album Various Positions, suivi d’une tournée mondiale. Le disque est produit par John Lissauer, et le son est marqué par les nouvelles technologies musicales (synthés, ordinateurs, etc.). De plus, le Dance Me To The End Of Love est promotionné par un clip vidéo. On n’arrête plus Leonard, qui fait même une apparition surprenante… comme chef de l’organisation Interpol dans le feuilleton télévisé Miami Vice.

    Définitivement installé dans le panthéon de l’art, il déclare en boutade que ses chansons sont comme des Mercedes, faites pour durer trente ans. En 1991, un album-hommage avec John Cale, Lloyd Cole, Nick Cave, R.E.M., The Pixies et bien d’autres souligne, si besoin était, la place éminente de l’enfant du Mont Royal dans la chanson contemporaine.

  • Claude Joseph Olivier, dit Octave Crémazie

    Écrivain canadien de langue française (Québec 1827-Le Havre 1879).

    Libraire à Québec, il écrivit des poèmes imités des romantiques français, d’inspiration patriotique et religieuse (le Drapeau de Carillon, 1858).

 

D

  • Alphonse Desjardins

    Journaliste et fonctionnaire canadien (Lévis, Québec, 1854-Lévis, Québec, 1920).

    Il est le créateur de la Caisse populaire de Lévis (1900), fondement du Mouvement coopératif Desjardins, le plus vaste réseau d’institutions financières au Québec.

  • Alfred Desrochers

    Poète canadien de langue française (Saint-Élie-d’Orford, Québec, 1901-Montréal 1978).

    Ses poèmes, de facture parnassienne (Élégies pour l’épouse en allée, 1967), témoignent aussi d’une inspiration régionaliste (À l’ombre de l’Orford, 1929).

  • Léo-Paul Desrosiers

    Écrivain canadien de langue française (Berthierville, Québec, 1896-Montréal 1967).

    Auteur de contes rustiques et de romans de mœurs (le Livre des mystères, 1926), il est l’un des meilleurs représentants du roman historique québécois (les Engagés du Grand Portage, 1938).

  • Céline Dion
    Chanteuse canadienne (Charlemagne, Québec, 1968).L’une des plus grandes voix des années 1990, elle est une vedette mondialement connue (Pour que tu m’aimes encore ; My Heart Will Go On, chanson du film Titanic de James Cameron).
  • Marcel Dubé

    Écrivain canadien de langue française (Montréal 1930).

    Un des initiateurs de la renaissance théâtrale au Québec (Zone, 1953). Son œuvre traduit une fatalité permanente (la Cellule, 1973).

  • Réjean Ducharme

    Écrivain québécois (Saint-Félix-de-Valois, Québec, 1941).

    Ses romans, dont les ruptures de style cherchent à mimer la diversité du réel, mettent en scène des adolescents inadaptés à la vie moderne (l’Avalée des avalés, 1966 ; l’Hiver de force, 1973 ; Dévadé, 1990).

  • Marcel Dugas

    Écrivain canadien de langue française (Saint-Jacques-l’Achigan, Québec, 1883-Montréal 1947).

    Poète symboliste à ses débuts, il évolua vers le surréalisme (Feux de Bengale à Verlaine glorieux, 1915).

  • Fernand Dumont

    Sociologue canadien (Montmorency, Québec, 1927-Sillery 1997).

    Il a publié de nombreux essais (le Lieu de l’homme, 1968 ; les Idéologies, 1974).

  • Maurice Le Noblet Duplessis

    Homme politique canadien (Trois-Rivières 1890-Schefferville 1959).

    Leader du parti conservateur (1933), fondateur du parti de l’Union nationale (1935), il fut Premier ministre du Québec (1936-1939, 1944-1959).

 

F

  • Mylène Gauthier, dite Mylène Farmer

    Chanteuse française (Pierrefond, près de Montréal, Québec, 1961).

    Après l’audacieux Maman a tort, Mylène Farmer crée l’une des grandes surprises musicales de l’année 1986 avec Libertine. Au-delà de son apparente timidité, de sa fragilité même, la chanteuse joue sur le double registre de l’ambiguïté et de l’esthétisme. Sa carrière ne se dissocie pas de celle de Laurent Boutonnat, qui compose ses musiques et réalise la plupart de ses clips, conçus comme autant de petits chefs-d’œuvre cinématographiques : Sans contrefaçon, Ainsi soit-je, Pourvu qu’elles soient douces, Désenchantée, Je t’aime mélancolie ou Que mon cœur lâche élèvent le genre à son sommet. Ses albums ou singles, comprenant, dans les années 1990, Anamorphosée (1995) et Innamoramento (1999), avec la chanson l’Âme-stram-gram, se vendent tous à plus d’un million d’exemplaires et ses concerts, toujours très élaborés, détiennent des records d’affluence. Rompue aux sonorités léchées de la new wave anglo-saxonne, Mylène Farmer est l’auteur de tous ses textes. Symbole de la modernité féminine, elle a su transformer en profondeur le langage un peu conventionnel de la pop française.

  • Jacques Ferron

    Écrivain canadien de langue française (Louiseville 1921-Longueuil, Québec, 1985).

    Médecin de campagne, il a écrit une œuvre romanesque (Cotnoir, 1962 ; la Nuit, 1965 ; le Ciel de Québec, 1969) et dramatique (les Grands Soleils, 1958 ; la Tête du roi, 1967), ou il brosse de savoureux tableaux des mœurs du Canada contemporain.

  • Reginald Aubrey Fessenden

    Radioélectricien américain (Milton, Québec, 1866-Bermudes 1932).

    Il construisit un alternateur à haute fréquence, qui permit en 1907 des communications radiotéléphoniques sur 320 km. Il a aussi imaginé, en 1910, la méthode de réception hétérodyne (terme qu’il a créé) en utilisant un arc de petite puissance comme oscillateur local.

  • Northrop Frye

    Universitaire et essayiste canadien (Sherbrooke, Québec, 1912).

    Dans une œuvre abondante, dominée par Fearful Symmetry (1947), étude de William Blake, Anatomie de la critique (1957), T. S. Eliot (1963), Frye s’attacha particulièrement à la recherche symbolique et aux données sociologiques. The Stubborn Structure unit analyse de la lecture et étude des principes créateurs.

 

G

  • François-Xavier Garneau

    Historien canadien d’expression française (Québec 1809-Québec 1866).

    Il écrivit, dans une intention patriotique, une Histoire du Canada (1845-1852).

  • Antoine Gérin-Lajoie

    Écrivain canadien de langue française (Yamachiche, Québec, 1824-Ottawa 1882).

    Il voulut dans ses romans (Jean Rivard le défricheur, 1862 ; Jean Rivard économiste, 1864) inciter les Canadiens français à cultiver leur terre et à ne pas émigrer vers les États-Unis.

  • Adélard Godbout

    Agronome et homme politique canadien (Saint-Éloi 1892-Montréal 1956).

    Libéral, il fut Premier ministre du Québec en 1936 et de 1939 à 1944.

  • Claude Henri Grignon

    Écrivain canadien de langue française (Sainte-Adèle, Québec, 1894-Sainte-Adèle, Québec, 1976).

    Auteur d’Un homme et son péché (1933), roman de l’avarice paysanne, il évolua vers la polémique (Pamphlets de Valdombre, 1936-1942).

  • Germaine Guèvremont

    Femme de lettres canadienne de langue française (Saint-Jérôme, Québec, 1900-Montréal 1968),

    Auteur de contes rustiques (En pleine terre, 1942) et de romans de terroir (le Survenant, 1945).

 

H

  • Louis Hébert

    Apothicaire français (Paris vers 1575-Québec 1627).

    Il s’établit à Québec en 1617. On le considère comme le précurseur des colons français au Canada.

 

J

  • Daniel Johnson

    Homme politique canadien (Danville, province de Québec, 1915-Manic 5, province de Québec, 1968).

    Député de Bagot (1946), élu chef de l’Union nationale en 1961, il fut Premier ministre du Québec de 1966 à 1968. Son fils, Pierre Marc Johnson (Montréal 1946), a été Premier ministre du Québec d’octobre à décembre 1985. Son autre fils, Daniel Johnson (Montréal 1944), chef du parti libéral, a dirigé le gouvernement québécois de janvier à septembre 1994.

  • Louis Jolliet ou Louis Joliet

    Explorateur français (région de Québec vers 1645-région de Québec vers 1700).

    Il fut chargé en 1672 par le gouverneur du Québec, Frontenac, de chercher avec le missionnaire Marquette une voie d’accès au Pacifique par le Mississippi. Il explora le fleuve jusqu’à l’actuelle Memphis et put prouver qu’il rejoignait le golfe du Mexique.

 

K

  • Otto Klineberg

    Psychosociologue canadien (Québec 1899-Bethesda, Maryland, 1992).

    Il a étudié la personnalité de base, puis s’est intéressé à la santé mentale. Il a écrit Psychologie sociale (1940), États de tension et compréhension internationale (1950).

L

  • Sir Louis Hippolyte Lafontaine

    Homme politique canadien (Boucherville, Québec, 1807-Montréal 1864).

    Il forma avec Baldwin le premier ministère parlementaire du Canada (1848-1851). Il est considéré comme le fondateur du parti conservateur canadien-français.

  • Bernard Landry

    Homme politique canadien (Saint-Jacques, Joliette, 1937).

    Avocat, il fonde avec René Lévesque le parti québécois (1968). Plusieurs fois ministre dans de nombreux ministères, il est notamment ministre des Finances (1985-1998) et vice-Premier ministre (1994-1998) du Québec. En 2001, il succède à Lucien Bouchard, démissionnaire, au poste de Premier ministre du Québec et devient président du parti québécois.

  • Jacques Languirand

    Auteur dramatique québécois (Montréal 1930).

    Un des maîtres du théâtre de l’absurde au Québec (les Insolites, 1956), il a aussi écrit un roman, Tout compte fait (1963), et des essais (Vivre ici et maintenant, 1981).

  • Daniel Lanois

    Compositeur, producteur et chanteur de rock canadien (Hull, Québec, 1951).

    Révélé en France avec Jolie Louise, Lanois est un producteur très recherché : Neville Brothers (Yellow Moon), Dylan (Oh Mercy), U2 (The Joshua Tree), Peter Gabriel (So) … Ses compositions balancent entre rock et ballades poétiques, avec des ambiances feutrées, tendance blues-country. Il marque aussi son intérêt pour le folklore louisianais et acadien. À l’image de ses productions, il recherche dans ses propres disques la simplicité, avec une belle voix lasse et posée.

  • Rina Lasnier
    Femme de lettres canadienne de langue française (Saint-Grégoire, Québec, 1915).Auteur dramatique et lyrique, elle unit un amour sensuel de la nature à une inspiration religieuse (le Chant de la montée, 1947 ; les Gisants, 1963 ; le Rêve du quart du jour, 1972 ; Entendre l’ombre, 1981).
  • Sir Wilfrid Laurier

    Homme politique canadien (Saint-Lin-des-Laurentides, Québec, 1841-Ottawa 1919).

    D’origine francophone, député aux Communes en 1874, chef du parti libéral à partir de 1887, il fut Premier ministre du Canada de 1896 à 1911. Il favorisa l’essor économique du pays et renforça son autonomie par rapport à la Grande-Bretagne.

  • François de Montmorency Laval

    Prélat français (Montigny-sur-Avre 1623-Québec 1708).

    Vicaire apostolique de la Nouvelle-France (1658), puis évêque
    de Québec (1674-1688), il dota l’Église canadienne de
    son armature ecclésiastique et pastorale. Béatifié
    en 1960.

  • Pamphile Le May

    Écrivain canadien de langue français (Lotbinière, Québec, 1837-Saint-Jean-Deschaillons, Québec, 1918).

    auteur de contes, de romans et de poèmes rustiques (les Gouttelettes, 1904).

  • Roger Lemelin

    Écrivain canadien de langue française (Québec 1919-Québec 1992).

    Sa peinture des mœurs pittoresques des quartiers pauvres du Québec (Au pied de la pente douce, 1944 ; les Plouffe, 1948 ; le Crime d’Ovide Plouffe, 1982) lui valut une célébrité accrue par l’adaptation radiophonique, puis cinématographique, de ces romans. Il exerça ensuite sa verve satirique sur les biens-pensants, les faux artistes (Fantaisies sur les péchés capitaux, 1949), les politiciens (Pierre le Magnifique, 1952). Directeur du quotidien montréalais la Presse, élu à l’Académie Goncourt à titre de membre étranger (1974), il a donné des chroniques (les Voies de l’espérance, 1979) et un recueil de souvenirs et de contes (la Culotte en or, 1980).

  • Jean-Paul Lemieux

    Peintre canadien (Québec 1904-Québec 1990).

    À partir de 1995, il s’est attaché à la figuration de personnages figés dans leur solitude au milieu de vastes paysages dépouillés.

  • Robert Lepage

    Acteur et auteur dramatique canadien (Québec 1957).

    Il alterne mises en scène de Shakespeare et créations personnelles (la Trilogie des dragons, les Aiguilles et l’Opium, la Face cachée de la lune. Au cinéma, il a réalisé le Confessionnal (1995).

  • Jean Lesage

    Homme politique canadien (Montréal 1912-Sillery 1980).

    Premier ministre libéral du Québec (1960-1966), il entreprit de moderniser les structures de la province.

  • Levasseur

    Famille de sculpteurs québécois du XVIIIe s.

    Le chef-d’œuvre du plus connu d’entre eux, Noël (Québec 1680-Québec 1740), est le décor intérieur de la chapelle des Ursulines à Québec.

  • René Lévesque

    Homme politique canadien (New Carlisle, Gaspésie, 1922-Montréal 1987).

    Député libéral (1960), plusieurs fois ministre de 1960 à 1966, il fonde en 1968 le parti québécois (P.Q.) qui rassemble divers partis indépendantistes. Premier ministre du Québec en 1976, il voit rejeter par les Québécois son projet de « souveraineté-association » (1980), mais remporte les élections de 1981. En 1984, sa décision de renoncer au projet indépendantiste provoque une grave crise : il démissionne de la présidence du parti en juin 1985 et de celle du gouvernement en septembre. Il publie ses Mémoires en 1986 : Attendez que je me rappelle.

 

M

  • Conrad Kirouac, en religion frère Marie-VictorinReligieux et naturaliste canadien (Kingsley Falls, Québec, 1885-près de Saint-Hyacinthe 1944).

    Il est le fondateur du jardin botanique de Montréal.

  • Roger Matton

    Compositeur canadien (Granby, Québec, 1929).

    Spécialiste d’ethnomusicologie, il a écrit notamment l’Escaouette pour soli, chœurs et orchestre (1957), la suite chorégraphique l’Horoscope (1958), un Te Deum pour baryton, chœurs, orchestre et bande magnétique (1967).

  • James Wilson Morrice

    Peintre canadien (Montréal 1864-Tunis 1924).

    Formé à Paris à partir de 1890, grand voyageur, il a subi l’influence de Whistler, des postimpressionnistes, voire des fauves (le Bac de Québec, vers 1909, Galerie nationale d’Ottawa ; Plage à Trinidad, vers 1921, ibid.).

  • Brian Mulroney

    Homme politique canadien (Baie-Comeau, Québec, 1939).

    Chef du parti conservateur, il a été Premier ministre de 1984 à 1993.

 

P

  • Jacques Parizeau

    Homme politique canadien (Montréal 1930).

    Chef du parti québécois (1988-1996), il devient Premier ministre du Québec en septembre 1994. N’ayant pu assurer la victoire des indépendantistes lors du référendum sur la souveraineté de la province (octobre 1995), il annonce immédiatement sa démission (qui prend effet en janvier 1996).

  • Alfred Pellan

    Peintre canadien (Québec 1906-Laval, Québec, 1988).

    Son installation à Montréal en 1940, après qu’il eut travaillé en France (ou les influences du cubisme et du surréalisme se sont exercées sur lui), a contribué à l’essor d’un art moderne avancé dans cette ville. Il a donné des décors de théâtre et des cartons de tapisseries.

  • Wilfrid Pelletier

    Chef d’orchestre canadien (Montréal 1896-New York 1982).

    Il créa et dirigea (1942-1961) le Conservatoire de Montréal, fut le directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Québec (1951-1966) et le cofondateur en 1966 de la Société de musique contemporaine du Québec.

  • William Pitt, 1er comte de Chatham, dit le Premier Pitt

    Homme politique britannique (Londres 1708-Hayes, Kent, 1778).

    Député whig (1735), il contribue à la chute du ministre Walpole (1742), à qui il reproche ses méthodes de corruption et sa faiblesse envers l’Espagne. Son prestige et sa popularité contraignent George II à accepter sa présence dans le ministère Pelham (1746-1755). Après les premiers échecs de la guerre de Sept Ans, George II fait appel à Pitt (1756 et 1757), qui reçoit la charge de la guerre. L’aide à Frédéric II de Prusse est renforcée, et l’effort principal britannique est porté sur mer et outre-mer. Les Britanniques sont bientôt vainqueurs en Inde (prise du Bengale, 1757) et en Amérique (prises de Québec [1759] et de Montréal [1760]). Mais le nouveau roi, George III, oblige Pitt à démissionner (1761). Entré dans l’opposition, il condamne le traité de Paris (1763) et adopte une attitude favorable aux colonies américaines. Quand la situation s’aggrave, le roi fait de nouveau appel à lui (1766). Mais Pitt, malade, ne peut imposer ses vues et démissionne (1768).

  • Joseph Octave Plessis

    Prélat canadien (Montréal 1763-Québec 1825).

    Évêque de Québec (1806), il en devint le premier archevêque (1818).

 

R

  • Maurice Richard

    Joueur de hockey canadien, surnommé le Rocket (Montréal 1921-Montréal 2000).

    Véritable héros populaire du Québec, il fut le joueur vedette du club Le Canadien de Montréal de 1942 à 1960.

  • Maurice Roy

    Prélat canadien (Québec 1905-Montréal 1985).

    Évêque de Trois-Rivières (1946), archevêque de Québec (1947-1981) et primat du Canada (1956-1981), il fut élevé au cardinalat en 1965.

 

S

  • Louis Stephen Saint-Laurent

    Homme politique canadien (Compton, Québec, 1882-Québec 1973).

    Leader du parti libéral de 1948 à 1958, Premier ministre (1948-1957), il obtint pour le Canada le droit de modifier sa constitution en toute souveraineté (1949).

  • Félix Antoine Savard

    Prélat et écrivain canadien de langue française (Québec 1895-Québec 1982).

    Ses romans-poèmes (Menaud, maître draveur, 1937) et ses récits (l’Abatis, 1943 ; le Barachois, 1959 ; le Bouscueil, 1973) marquent le sommet de la veine du Terroir.

  • Richard Séguin

    Chanteur et auteur-compositeur de folk et de rock canadien d’expression française (Montréal, Québec).

    Ce garçon doux et cultivé est en quelque sorte le Jackson Browne québécois. Après avoir participé à l’aventure éphémère du groupe La Nouvelle Frontière, il forme, en 1972, avec sa sœur jumelle Marie-Claire, un duo nourri de folk, qui, pendant quatre ans, va être le symbole d’une génération québécoise bercée par le peace and love californien. Les Séguin jouent en première partie de Diane Dufresne et de Félix Leclerc, puis enregistrent quatre disques (Séguin, 1972, En attendant, 1974, Récolte de rêves, 1975, Festin d’amour, 1976).

    En solo et rock. En 1976, ils décident de se séparer pour entamer chacun une carrière solo. Pendant que sa sœur poursuit sa ballade folk, Richard se tourne vers le rock et s’associe avec Serge Fiori, le leader d’Harmonium (le King Crimson québécois), pour un album, Deux cents nuits à l’heure (1976), au son très américain, qui le transforme en une véritable rock star de la Belle Province. En 1980, il enregistre le premier album sous son nom, la Percée, qui sera suivi, en 1981, de Trace et contraste, avec la romancière Louky Bersianik et, en 1985, de Double Vie. L’échec du « oui » au référendum pour la souveraineté du Québec va déstabiliser les créateurs francophones et, pendant trois ans, Séguin va s’interroger sur ce qu’il peut bien chanter. En 1988, Journée d’Amérique, avec un morceau phare comme Ici comme ailleurs, est une magnifique réponse à l’omniprésence de la culture américaine et, en même temps, le manifeste du réveil québécois. Aux portes du matin, en 1991, avec son folk-rock poétique, confirme l’importance de Richard Séguin au sein des faiseurs de « tounes » qui vivent le long du Saint-Laurent.

  • Michael Sinnott, dit Mack Sennett

    Cinéaste américain (Richmond, Québec, 1880-Hollywood 1960).

    En 1912, il créa la Keystone Company, puis s’associa, avec Griffith et Thomas Ince, dans une société de production, la Triangle. Il s’entoura d’acteurs comiques de grand talent (Fatty, Buster Keaton, Harold Lloyd, Harry Langdon et Charles Chaplin). Il a produit et réalisé une foule de courts métrages, qui sont des classiques du cinéma comique.

  • Kazimierz Sosnkowski

    Général polonais (Varsovie 1885-Arundel, Québec, 1969).
    Ministre de la Guerre (1921-1924), il élabora et signa avec Foch, à Paris, le traité d’alliance militaire franco-polonais de 1921. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il succéda à Sikorski comme commandant en chef des forces du gouvernement polonais de Londres (1943). Il dut se démettre sous la pression soviétique (1944) et se retira au Québec (1946).

 

T

  • Elzéar Alexandre Taschereau

    Prélat canadien (Sainte-Marie 1820-Québec 1898).

    Recteur de l’université Laval (1860), archevêque de Québec (1871), il fut le premier cardinal canadien (1886).

  • Louis Alexandre Taschereau

    Avocat et homme politique canadien (Québec 1867-Québec 1952).

    Libéral, il fut premier ministre de la province de Québec de 1920 à 1936.

  • Yves Thériault

    Écrivain québécois (Québec 1915-Montréal 1983).

    Après des contes et des récits qui rappellent la première manière de Giono (Contes pour un homme seul, 1944 ; la Fille laide, 1950), il a consacré ses romans à la peinture des minorités ethniques (Agaguk, 1958 ; Ashini, 1960).

 

V

  • Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil

    Administrateur français (en Gascogne 1643-Québec 1725).

    Gouverneur général du Canada (1703-1725), il ne put empêcher les Anglais de s’emparer de l’Acadie et de Terre-Neuve (1713). Son fils, Pierre (Québec 1698-Muides-sur-Loire, Loir-et-Cher, 1778), fut gouverneur de la Louisiane (1743-1755), puis gouverneur général du Canada (1755-1760). Après la mort de Montcalm, il ordonna la capitulation de Montréal, qui mit fin à la résistance du Canada.

  • Madeleine Jarret de Verchères

    Héroïne canadienne (Verchères, Québec, 1678-La Pérade 1747).

    En 1692, aidée de deux soldats, elle réussit à mettre en fuite une troupe d’Iroquois qui attaquaient le fort de Verchères.

  • Gilles Vigneault

    Auteur-compositeur et interprète canadien (Natashquan, Québec, 1928).

    Avec une conviction et un entrain communicatifs, il évoque, à travers de nombreuses chansons, son pays et sa culture (Mon pays, Tam ti delam).

  • Jacques Villeneuve

    Coureur automobile canadien (Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec, 1971).
    Fils du coureur automobile Gilles Villeneuve (Berthierville, Québec, 1950-dans un accident, sur le circuit de Zolder, Belgique, 1982), il remporte le titre de champion du monde des conducteurs en 1997. Il comptait, fin 2000, 11 victoires en 82 Grands Prix disputés. (automobile.)

 

W

  • James Wolfe

    Général britannique (Westerham, Kent, 1727-Québec 1759).

    Envoyé au Canada en 1758, il reçut en 1759 le commandement de l’expédition contre Québec. Il battit Montcalm dans les plaines d’Abraham, mais il fut mortellement blessé pendant l’action.

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