La 5G, débit, portée, coût écologique, objets connectés, santé, le vrai du faux

5G Christoph Scholz cc by sa
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La 5G, quelle est vraiment sa portée et le débit suivant la fréquence utilisée, son coût écologique, les objets connectés, les risques sur la santé, je dépatouille le vrai du faux pour vous. C’est cadeau.

Comme je l’ai toujours fait sur La Vue d’Ignace, je vous donne mon avis sur les choses, mais ça n’empêche pas que les informations sont vérifiées, car j’ai croisé les sources, même si je ne vous en propose qu’une seule à chaque fois, mais elles sont représentatives de ce que j’ai pu trouver.

« Achetez, achetez, si vous ignorez pourquoi, nous, nous savons. »

Voilà à peu près le discours que pourraient tenir les fabricants et les opérateurs de téléphonie mobile.

L’urgence climatique nous ordonne de consommer moins. La France, par exemple, consomme 2,8 fois ce que la terre peut régénérer en un an et ce n’est pas parce que le Qatar est à 8 fois qu’il ne faut rien faire (source 1).

L’industrie et les opérateurs de téléphonie mobile en ont décidé autrement.

Partout, on nous affirme que nous avons besoin de la 5G. Si l’on demande, que pourra-t-on faire de plus que l’on ne fait pas avec la 4G ?
Ils nous répondent que l’on aura plus de débit et cela sera utile pour les objets connectés, pour la voiture autonome et qu’une antenne 5G consomme moins qu’une antenne 4G.

Regardons de plus près ces arguments

Un débit Internet meilleur

On n’aurait donc besoin de plus de débit Internet.

Observons le débit Internet actuel en 4G, on peut être sûr d’avoir 100 Mb/s, ce qui fait 12,5 Mo/s et 11,92 Mio/s.

Pour les usages que l’on en fait, la 4G est suffisante (je vous explique pourquoi en dessous). Il fallait donc trouver un moyen pour que les vaches à lait clients consomment plus sur un même forfait pour justifier l’usage de la 5G. Comme on ne peut pas augmenter les besoins de débit d’un appareil, il fallait en conséquence permettre de connecter plusieurs appareils sur la même ligne mobile. Là-dessus, l’innovation numérique a la solution.

La « carte » eSIM.

L’eSIM propose la possibilité de rattacher un même forfait mobile à plusieurs objets connectés. Et, pour augmenter encore plus le nombre d’appareils, la eSIM est uniquement numérique, donc il est possible de l’utiliser même sur des écouteurs intra-auriculaires ou sur une brosse à dents (source 8).

Et, voilà, avec la 5G et la eSIM, plus de limites à la dépense de Go sur le forfait et un vivier de nouveaux clients pour les industriels.

Ce que propose Free comme 5G

Débit ultra-rapide

Jusqu’à 3 fois plus rapide que la 4G**.

Découvrir le réseau 5G Free Mobile

** Débit descendant maximum théorique par rapport à la 4G Free.

Alors le débit descendant maximum théorique de la 4G Free, combien c’est ?

Le débit descendant maximum théorique de la 4G Free est de 150 Mb/s (source 12). Ainsi, Free ne promet de la 5G qu’à 450 Mb/s maximum. Je n’appelle pas ça « un débit ultra-rapide ». Ce n’est même pas le minimum de la fibre chez Orange, Free ou SFR. C’est mieux que le minimum de la fibre chez Bouygues et Sosh, mais il n’y a pas de quoi pavoiser.

Sachant que l’immense majorité des antennes 5G de Free sont en 700 MHz, donc sans augmentation de débit par rapport à la 4G… (source 14, source 16).

Quand on sait qu’avec la modulation 256 QAM, les utilisateurs de la 4G Free peuvent avoir des débits dépassant les 300 Mb/s s’ils sont proches de l’antenne 4G (source 13) dès 2019.

Je vous sens venir : « Oui, mais il y a la 4K ! ».

La 4K n’a d’intérêt que pour les écrans au minimum de 61 centimètres (Note 1), car en dessous, vos yeux ne verraient pas la différence, donc largement plus grande que vos écrans de vos ordiphones (Note 2) au maximum de 17 centimètres et vous n’avez jamais vu un écran de 61 centimètres sur piles (Note 4).
Les industriels ne s’y trompent pas, puisqu’il n’existe pas de télé ou d’écran 4K de taille inférieur.
Ça, c’est comme les ordiphones qui ont un appareil photo avec un capteur de 100 millions de pixels. Si l’on pouvait m’expliquer comment cela serait possible que la majorité des objectifs pour appareil photo à objectif interchangeable sont incapables de fournir 50 millions de pixels et que les toutes petites lentilles des ordiphones seraient capables de fournir 100 Mpx. Ne cherchez pas, c’est impossible. Les hauts nombres de mégapixels des ordiphones ne servent qu’à enrichir les milliardaires et berner les personnes crédules.

Si vous voulez connaître la vraie finalité de votre ordiphone (lien interne).

« Oui, mais il y a les tablettes ! ».

Une immense tablette, c’est 33 centimètres, donc une moitié plus petite que la taille sur laquelle on verrait la différence avec le 1080p.

« Oui, mais il y a la visioconférence et la télémédecine. ».

Ces usages sont des usages fixes ou portables (Note 3), non des usages mobiles (et pour les exceptions, la 4G est suffisante, car ils n’ont pas besoin de plus de débit, et ça fonctionne parfaitement en 4G) donc alimentés en données par la fibre et par le WIFI ou le Bluetooth.
Bien sûr, il n’y a pas le WIFI partout, mais en ville, le WIFI à l’avantage, parce que l’on peut utiliser une quantité de données illimitées contrairement à la majorité des forfaits mobiles. Par conséquent, il est plus avantageux pour les personnes d’avoir du WIFI public que de la 4G ou 5G. C’est pour ça que les opérateurs de téléphonie mobile ne vous disent jamais de vous connecter en WIFI quand il y en a de disponibles, c’est pour vous faire consommer des données par les 4G et 5G, en conséquence pour exploser vos forfaits.

« Oui, mais la Chirurgie et les interventions assistées par ordinateur (CIAO). ».

Bien, où l’en fait-on ? Dans des hôpitaux. Trouvez-moi un hôpital qui n’a pas Internet ? Ainsi pas besoin d’une 5G.

« Oui, mais la voiture autonome. ».

Là, c’est simple, si la voiture a besoin d’un réseau mobile, elle n’est donc plus autonome. Une voiture autonome doit pouvoir fonctionner même quand il n’y a plus de courant aux alentours (antennes mobiles plus alimentées).

« Oui, mais la vitesse de téléchargement est forcément meilleure. ».

C’est exact, mais qu’y a-t-il de si urgent à télécharger que vous ne pouvez absolument pas faire avec la 4G et que vous n’avez pas pu faire quand vous étiez à portée d’un réseau WIFI ? Vous déposez vos réponses à ma question en commentaire, merci.

Les objets connectés

Les objets connectés grâce à la 5G. Le thermostat connecté de marque Google, les prises connectées d’Amazon, les interrupteurs connectés, le four connecté, l’armoire connectée de Samsung, le réveil connecté, les miroirs connectés, les ampoules connectées, la pomme de douche connectée, la boîte aux lettres connectée, la sonnette connectée, la serrure connectée, barbecue connecté, les cordes à sauter connectées, les protège-tibias connectés, la brosse à dents connectée, les litières connectées, le distributeur de croquettes connecté (source 7).
Ces objets existent vraiment.
La 5G va permettre tout ça.

Alors, n’est-elle pas belle la vie ?

Comment, ne voyez-vous pas le loup entrer dans la bergerie ? Tous ces superbes objets qui n’attendent que votre carte bleue. Une magnifique astuce pour relancer la consommation. Toutes ces jolies données « privées » qui ne sont plus, car vous payez pour les offrir à des inconnus. Et, ça fait beaucoup de données, certains parlent de 200 Go de données par mois (les opérateurs de téléphonie mobile se frottent les mains). À qui vos données « privées » seront-elles revendues ? Ça, vous ne le saurez jamais.

Une brosse à dents connectée qui vous apprend à vous brosser les dents, c’est génial, non ?
Quand j’étais petit, c’était ma dentiste qui m’a appris à me brosser les dents. Au moins je pouvais être sûr qu’elle connaissait le sujet.

Leurs objets connectés, qui vous prouve que ce qu’ils vous racontent est vrai ?
Je sais, on est à l’époque, on considère que du moment que c’est sur Facebook ou Tweeter, c’est donc vrai, alors si l’ordiphone le dit…

Consommation et coût écologique

C’est vrai, une antenne 5G consomme moins qu’une antenne 4G cependant l’affaire n’est pas aussi simple :
Les fréquences sont de trois types :

  • La fréquence 3,5 GHz est celle qui a été attribuée en exclusivité à la 5G.
  • Les fréquences de la 2G, 3G, 4G et 4G+ (700 MHz, 800 MHz, 900 MHz, 1,8 GHz, 2,1 GHz, 2,6 GHz), donc encombrées par les normes inférieures.
  • La fréquence de 26 GHz est celle qui permettra à la 5G d’exprimer tout son potentiel. La bande 26 GHz devait être attribuée au plus tard en 2022. Mais plus aucune date n’est désormais à l’ordre du jour et les modalités des futures enchères ne sont pas arrêtées (source 10).

La 5G complète (millimétrique) est de 24 à 47 GHz (source 15).

Regardez ce petit tableau et je vous explique après (source 4, source 5).


Fréquences
Portées urbainesPortées ruralesDébits
700 MHz2 Km8 Km100 Mb/s
2,1 GHz2 Km8 Km450 Mb/s
3,5 GHz400 M1,2 Km1 Gb/s
26 GHz150 M200 M3 Gb/s
Portées et débits en rapport aux fréquences

Aujourd’hui, pour avoir un débit qui correspond à la 5G, il faut de la fréquence à 3,5 GHz et à l’avenir la fréquence à 26 GHz.
Les fréquences à 2G, 3G, 4G et 4G+ ne sont vraiment là que pour dire « On a la 5G ».
Ainsi, pour la 5G, on va devoir multiplier les antennes dédiées à la seule 5 G. Et, soyez certain qu’à l’arrivée de la fréquence 26 GHz, on va voir encore plus d’antennes fleurir partout.

Disons que le rayon de diffusion optimum d’une antenne 4G est de 500 mètres. En considérant que le rayon de diffusion optimum d’une antenne 5G à 26 GHz est de 150 mètres, en considérant que le rayon de diffusion de chaque antenne 5G 26 GHz ne chevauche pas le rayon de diffusion d’une autre, il faudra au minimum 8 antennes 5G à 26 GHz (ce qui ne couvre que 72 % de la surface de diffusion de l’antenne 4G).

Ainsi pour les villes, j’imagine que l’objectif est de mettre de la 5G à 26 GHz partout, donc de mettre au minimum 8 antennes pour une antenne 4G. Eh bien si une personne peut me dire si 8 antennes 5G consomment moins qu’une antenne 4G ? Personnellement, j’en doute.

Si l’on met au minimum 8 fois plus d’antennes, le coût écologique de la construction de ces antennes n’est pas en faveur de la 5G

En bonus, l’impact sur la santé

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire en 2020 a fait une étude sur la 5G :
« Dans la continuité de ses travaux d’expertise sur radiofréquences et santé, et sur la base des données scientifiques disponibles à ce jour, l’Anses estime peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques pour la santé.
Les connaissances sur les liens entre expositions et effets sanitaires devant être renforcées, l’Anses souligne la nécessité de poursuivre les recherches. En effet, les experts de l’Agence recommandent de caractériser les expositions et approfondir les connaissances sur les liens entre expositions et effets biologiques ou sanitaires pour les fréquences nouvelles, incluant des études expérimentales. Les travaux sur la 5G ont conduit à identifier le besoin de prendre en compte de points nouveaux d’attention (par ex. l’intermittence des signaux ou l’exposition des couches superficielles pour la bande 26 GHz). Il sera également particulièrement important de suivre l’évolution de l’exposition à mesure du développement du parc d’antennes et de l’augmentation de l’utilisation des réseaux. Au vu des résultats apportés par les études ou les travaux de recherche, l’Anses pourra faire évoluer son avis ou engager de nouvelles expertises.
 » (source 9)

Pour la fréquence de 26 GHz, comment savoir si elle est sans danger puisqu’elle n’a pas été encore déployée ?

Olivier Merckel, de l’ANSES, répond à cette question : « À partir de 10 GHz, l’énergie électromagnétique ne pénètre pratiquement plus dans le corps ».

La question n’est pourtant pas fermée. Dans le même rapport, la ANSES précise :
« Les connaissances sur les liens entre expositions et effets sanitaires devant être renforcées, l’Anses souligne la nécessité de poursuivre les recherches. En effet, les experts de l’Agence recommandent de caractériser les expositions et approfondir les connaissances sur les liens entre expositions et effets biologiques ou sanitaires pour les fréquences nouvelles, incluant des études expérimentales. Les travaux sur la 5G ont conduit à identifier le besoin de prendre en compte de points nouveaux d’attention (par ex. l’intermittence des signaux ou l’exposition des couches superficielles pour la bande 26 GHz). Il sera également particulièrement important de suivre l’évolution de l’exposition à mesure du développement du parc d’antennes et de l’augmentation de l’utilisation des réseaux. Au vu des résultats apportés par les études ou les travaux de recherche, l’Anses pourra faire évoluer son avis ou engager de nouvelles expertises. »

Alors, y a-t-il des risques avérés scientifiquement ?

Le seul risque avéré est un risque d’échauffement mais, sous nos réglementations, nous sommes très loin d’éventuels effets thermiques. Avec la 5G nous resterons bien en deçà des normes autorisées, même si l’on peut prévoir que l’internet des objets (l’interconnexion entre internet et des environnements physiques) augmentera notre exposition globale. Des études ont évoqué d’autres possibles effets biologiques, non thermiques, mais les résultats obtenus sont souvent contradictoires, et le manque de reproductibilité ne permet pas de tirer de conclusions. Je pense que, si ces effets hypothétiques existent, ils sont de très faible ampleur et ne dépassent pas la capacité des cellules à s’autoréparer ! (source 11)

Conclusion

Je ne suis pas technophobe, loin de là. Vous ne pouvez accéder à cette page qu’avec le protocole TLS 1.3 avec le support de clés ECDSA. Les images du site sont en WebP, les vidéos en AV1 et Opus. Je pratique l’informatique depuis 1984 et j’ai créé La Vue d’Ignace en 2001.

Oui, je n’ai pas adhéré à la mode des ordiphones actuels, mais comment cela serait une obligation ?
Si le restaurant dans lequel j’ai décidé d’aller manger me tend un code QR sans d’autres choix pour avoir la carte, eh bien, je sors, car il y a d’autres restaurants où je pouvais aussi manger parfaitement.

Internet sur un téléphone, c’est d’accord. Je n’ai rien contre. Mon téléphone à touches (presque) standard va sur Internet pour la synthèse vocale.

Alors oui, on va avoir une antenne 5G tous les 150 mètres dans la majorité des villes, mais ce n’est pourtant pas une obligation. Certaines villes ont opté pour l’installation massive de la fibre et du WIFI public.

Il y a juste que je n’aime pas que l’on m’impose les choses chez moi. Personne ne m’a forcé de n’autoriser que le protocole TLS 1.3 sur mon site Internet, même celui qui veut un site non sécurisé, il peut, mais avec la 5G, on n’a pas le choix.

Je sais que la liberté de choix n’est pas une réalité, mais c’est de pis en pis.

Maintenant, si une personne est capable de me prouver que la 5G peut apporter quelque chose de plus dans nos vies que ne nous apporte pas déjà la 4G ou le WIFI, je suis preneur (surtout avec les débits proposés par la 5G actuelle).

En attendant, la 5G n’est pour moi qu’un moyen pour des riches de devenir plus riche encore.

Combien de temps mettront-ils pour s’apercevoir que quand ils n’auront plus rien à manger ou à boire, ils ne pourront pas manger ni boire leurs sous.

Bon, quand on aura de la vraie 5G (millimétrique), on pourra sérieusement parler de l’intérêt de la 5G.

Notes et sources

Notes

Note 1 : je n’emploierai pas les pouces pour définir les écrans, car en France, on utilise le système métrique. Ainsi, regardez les écrans d’ordinateurs 4K, ils ont tous une taille au minimum de 61 cm.

Note 2 : Il est hors de question que j’utilise le mot « smartphone », car c’est un mot anglais alors que la langue officielle de la France est le français, « téléphone intelligent » est trop long, j’ai donc l’habitude d’utiliser le mot « ordiphone » (source 2, source 3) qui est usité en France depuis 1995, né de la contraction d’ordinateur et de téléphone. Certainement, c’est un mot vieilli, mais rien n’interdit son usage, car même des entreprises l’utilisent dans leur nom.

Note 3 : J’emploie le mot portable dans le sens du Larousse (source 4) :
1 Qui peut être porté, qui est facile à porter.
2 Qui est conçu pour pouvoir être transporté par quelqu’un : Un téléviseur portable.

Note 4 : Que pense Mathieu Degrotte, photographe professionnel doublement médaillé des Beaux-Arts de cette course sans fin aux nombres de pixels :
L’absurdité de la vidéo 4K sur mobile et de la course aux pixels

Sources

Source 1 : Nombre de planètes Terre nécessaires selon le rythme de vie des populations de certains pays en 2022, par pays

Source 2 : ordiphone dans le Larousse.

Source 3 : ordiphone sur Français de nos régions

Source 4 : portable dans le Larousse.

Source 5 : Tout savoir sur les fréquences de la 5G

Source 6 : Test débit 5G

Source 7 : Top +50 Meilleurs Objets Connectés

Source 8 : eSIM : qu’est-ce que c’est, quels avantages, quel opérateur et comment en profiter ?

Source 9 : 5G : pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles

Source 10 : 5G : l’attribution des ondes millimétriques toujours dans le flou

Source 11 : Ondes électromagnétiques. Faut-il craindre la 5G ?

Source 12 : Les fréquences concernées par la 4G Free

Source 13 : Free Mobile : des débits en 4G qui explosent

Source 14 : Déploiement Free Mobile

Source 15 : Qu’est-ce que l’onde millimétrique ? La 5G haut débit expliquée

Source 16 : 5G – DSS – Partie 1

Crédit photo :

Photo de titre : Christoph Scholz,
licence : Creative Commons BY-SA

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